Le cycle arthurien

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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 13:43

Introduction


La matière de Bretagne ou cycle arthurien est le nom donné à l'ensemble des textes écrits au Moyen Âge autour de la légende du Roi Arthur. Elle représente la tradition celtique, par opposition à la tradition carolingienne des chansons de geste (ou matière de France) et aux traditions latines et antiques de la matière de Rome.

Le poète Jean Bodel (1165-1210) a écrit qu'il existait trois matières, « celles de France, de Bretagne et de Rome. Ces trois matières ne se ressemblent pas. Les contes de Bretagne sont tellement irréels et séduisants ! Tandis que ceux de Rome sont savants et chargés de signification et que ceux de France voient chaque jour leur autenthicité confirmée ! »

La matière de Bretagne ne présente pas l'unité de composition qui caractérise l'Iliade ou l'Odyssée par exemple. Il n'existe pas une légende arthurienne, mais des légendes arthuriennes. Cela est dû aux nombreux auteurs qui ont assemblé ces traditions au cours des siècles, depuis les premiers moines collecteurs jusqu'aux écrivains qui l'ont enrichie, comme Chrétien de Troyes ou plus récemment Xavier de Langlais. Ainsi le nom des personnages et les circonstances de leur vie (jeunesse, hauts faits, mort) varient d'une époque à l'autre, d'un pays à l'autre. Il existe cependant une unité de lieu : le royaume mythique de Bretagne (Angleterre, Pays de Galles et Bretagne continentale), et une approximation de l'époque : le VIe siècle, soit après la chute de l'empire romain d'Occident, à l'époque des invasions barbares. Il ne s'agit donc pas de personnages médiévaux, même si leur popularité en France a été portée par des écrivains du Moyen Âge.

Auteurs

* Chrétien de Troyes
* Geoffroy de Monmouth
* Marie de France
* Robert Wace
* Robert de Boron
* Païen de Maisière
* Raoul de Houdenc
* Rusticello de Pise
* Thomas Malory
* Wolfram von Eschenbach
* Xavier de Langlais, XXe siècle
* Terence Bradbury White, XXe siècle

Personnages

L'entourage du Roi Arthur

* Uther Pendragon, père d'Arthur
* Ygraine, Ygerne, Ygène, mère d'Arthur, épouse du duc de Cornouailles
* Guenièvre, épouse d'Arthur
* Morgane, demi-sœur d'Arthur
* Merlin, « l'enchanteur », magicien, Myrddin en gallois
* Viviane, dite « La Dame du Lac »
* Mordred, fils d'Arthur et de Morgause
* Morgause, ou Anna

Les Chevaliers de la Table ronde

* Le Roi Arthur
* Galahad (Galaad, Galahad le Preux)
* Gauvain
* Lancelot (Lancelot du Lac, Le Chevalier de la Charrette)
* Lionel
* Perceval (Parsifal, Perceval le Gallois)
* Yvain (Owain)
* Bohort l'Essillié (Bohor, Bors)
* Bedivere (Bedwir)
* Keu (Kay, Kai)
* Mordred
* Gaheris
* Gareth
* Geraint
* Lamorak de Gulis
* Tristan (Tristram)
* Sagramor
* Accolon
* Leodegrans

Autres personnages

* Brisène
* Caelia
* Claudas
* Dindrane
* Élaine
* Gorlois
* Iseult, Iseut
* Joseph d'Arimathie
* Lot, Roi d'Orcanie
* Marc'h
* Nimue
* Oberon
* Palamedes
* Pelleas
* Pellinore
* Vortigern, Urtigernus en latin
* Le chevalier Vert
* Le chevalier Rouge
* Le Roi pêcheur

Lieux et objets

* Brocéliande
* Camelot, ou Camaloth, capitale d'Arthur
* Avalon
* Excalibur, épée magique d'Arthur
* Le Saint Graal
* La Table Ronde
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drakaon
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 13:47

Uther Pendragon


Uther Pendragon (pen-dragon: « tête des dragons » en breton) est le père du roi Arthur dans la légende arthurienne. Son nom semble dérivé ou avoir la même racine qu'Arthur. Le surnom Pendragon provient d'une comète ayant la forme d'un dragon qu'Uther « voit » et dont il s'inspire pour créer deux étendards-aux-dragons. Une autre tradition dit qu'Uther portait à sa selle les têtes de deux dragons, un blanc et un rouge, qui vivaient sous terre et qui furent réveillés par le poids de la tour qu'Uther faisait construire au-dessus d'eux. En sortant de terre, les dragons s'entretuèrent.
Uther est mentionné pour la première fois par Geoffroy de Monmouth dans son Historia Regum Britanniae (Histoire des Rois de Bretagne). Selon Geoffroy, il féconde Ygraine en prenant la semblance de son mari Gorlois, duc de Cornouailles, par le biais de la magie. De cette grossesse naîtra Arthur. Le thème de la naissance illégitime se répète dans les romans arthuriens plus tardifs avec Mordred, engendré par Arthur, et Galaad, fils de Lancelot.
Geoffroy fait d'Uther le plus jeune frère d'Ambrosius Aurelianus (personnage historique) et son successeur au trône de Logres, tous trois étant les frères cadets de Constans, dont Vortigern avait fait son roi fantoche avant sa mort, tous trois étant les fils d'un roi nommé Constantin de Damnonie. Ce roi légendaire est peut-être en partie le fait d'un confusion avec le roi Constantin III, ayant réellement existé, prétendant au trône impérial de Rome entre 407 et 411, et le roi Constantin de Damnonie qui vécut au VIe siècle et peut-être également avec un troisième Constantin qui apparait dans les Généalogies Galloises.
Le texte gallois mentionne un autre fils d'Uther, Madoc, père d'un neveu d'Arthur, Eliwlod.
Geoffroy attribue également à Uther une fille, Anna (appelée ailleurs Morgause), née d'Ygraine. Anna épouse le roi Lot et devient mère de Gauvain (Gawain en anglais) et Mordred. Mais dans des romans plus tardifs la mère de Gauvain est généralement Eleine la fille d'Ygraine et de Gorlois, préalablement mariée. De même, ailleurs dans son œuvre, Geoffroy affirme que le roi Lot avait épousé la sœur d'Aurelius durant le règne de celui-ci.
Dans les Généalogies Galloises, Anna apparaît comme étant la mère de Howel de Bretagne (dont Geoffroy fait également un neveu d'Arthur). Mais dans ces généalogies cette Anna apparait sans rapport avec Uther Pendragon. Geoffroy insiste également beaucoup sur une lignée de rois de Bretagne d'origine britannique qu' Uther « voit » dans la vision qu'il a d'une comète personnifiée par une fille de sa descendance ; le premier de ces rois bretons étant Howel. Ainsi, il semble que la « Anna » de Geoffroy apparaissait dans toutes les sources qu'il utilisait comme étant la mère de Howel, non celle de Gauvain. D'ultérieurs narrateurs partis du récit de Geoffroy restent en proie à la confusion devant ces contradictions et tentent généralement de les résoudre en faisant du royaume de Howel un fait arthurien.
Il existe un autre récit ayant le personnage d'Uther Pendragon comme toile de fond, le Parzifal de Wolfram d'Eschenbach. Un certain Mazadan se rend avec une fée, nommée Terdelaschoye, au pays de Feimurgan. Ceci ressemble à quelque source originelle faussée racontant l'alliance de Mazadan avec la Fée Morgane, fée de la Terre de la Joye. Mazadan devient père de deux fils, Lazaliez et Brickus. Ce dernier devient père de « Utepandragun », lui-même père d'Arthur, tandis que l'aîné, Lazaliez, devient le père de Gandin d'Anjou père de Gahmuret, père de Parzifal/Perceval. Tant Uther Pendragon qu'Arthur apparaissent ici comme les rejetons d'une branche mineure d'une Maison d'Anjou imaginaire du Ve / VIe siècle.
Dans la Prose Lancelot, Uther Pendragon affirme être né à Bourges. Il rassemble une armée pour se rendre en Bretagne afin de combattre le roi Claudas de Bourges, une situation ressemblant assez à celle qui eut lieu au Ve siècle avec le chef britannique Riothamus qui alla en Bretagne pour combattre les pillards qui sévissaient à Bourges.
Dans le Merlin de Robert de Boron, Uther Pendragon tue le Saxon Hengist (le nom Hengist équivaut à Angis ou Augis) alors qu'Hengest s'introduit dans le camp britannique avec l'intention de l'assassiner. C'est pour Uther Pendragon qu'est créée, par Merlin, la Table Ronde.
Selon une théorie de David Sims et Mick Baker, Uther Pendragon aurait pu être le roi gallois Einion l'Impétueux, en raison d'une série de coïncidences : L'Impétueux, se disant "Yrth" aurait pu donner "Yrthr" ("Uther"), et en tant que chef de la famille royale de Gwynedd, Einion portait le titre de Pen Draig "Chef Dragon". L'appellation "Yrthr Pen Draig" n'est pas sans rappeller "Uther Pendragon". En outre d'autres coïncidences se portent sur son fils, Owain Dents-Blanches qui aurait pu être le Roi Arthur. Il s'agit bien sur que de conjonctures étant donné le peu de documents que l'on possède de cette époque.
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drakaon
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 13:49

Ygraine


Ygraine, Ygerne ou Igerne en ancien français (Igraine en Angleterre) , est mariée au duc de Cornouailles, Goloët de Tintagel, dont elle a plusieurs enfants, parmi lesquels Élaine, Morgause (Morcades) et Morgane (Morgain).
Grâce à la magie de Merlin l'enchanteur, Uther Pendragon prit l'apparence de son mari pour la séduire et passer une nuit avec elle. De cette nuit naquit le roi Arthur, qui lui-même sera séduit lors d'une nuit du solstice par sa demi-sœur Morgane, avec laquelle il aura à son tour un fils Mordred.
Après le décès de son mari, Ygraine épousa Uther Pendragon.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 13:51

Guenièvre


L'origine du nom Guenièvre vient selon toute vraisemblance du mot gallois « Gwenhwyfar » (ancienne graphie « Gwenhwyvar ») qui signifie « blanc-fantôme ». Dès lors, on peut affirmer que Guenièvre possède un caractère féérique qui lui confère un aspect magique, si ce n'est de l'Autre-monde. Elle n'est pas sans évoquer la bansidh de la mythologie celtique de l'Antiquité. Fille de Léodegan de Carmelide, Guenièvre est avant tout l’épouse du roi Arthur. Sa beauté, son éloquence ainsi que le prestige de sa cour font de la reine une figure à la fois prisée par les chevaliers, haïe par ses semblables et confine à la féerie. Célèbre pour sa relation adultère avec Lancelot, le personnage de Guenièvre est une de ses figures, à l’instar d’Yvain, qui témoignent de l’encourtoisement de la légende arthurienne opérée au XIIe siècle. Mais Guenièvre est plus que cela : elle est à la fois la dame courtoise et le graal païen des longs cycles en prose.
La reine du pays de Logres est d’abord la dame courtoise pour qui toutes les prouesses s’accomplissent : Lancelot, dans Le Chevalier de la Charrette (1176-1181), apparaît comme son amant soumis à ses volontés, au risque de se voir humilié et bafoué dans son honneur. Guenièvre a été enlevée par Méléagant qui la désire. Arthur, roi inactif et passif laisse Gauvain se charger de ramener la reine à la cour. C’est lors de son errance qu’il rencontre un chevalier anonyme qui s’avère bientôt être Lancelot du Lac, « le meilleur chevalier au monde. » L’épisode de la charrette est caractéristique de ce dévouement sans faille (ou presque !) du chevalier à sa dame, idéal courtois par excellence : Lancelot, après avoir hésité le temps de deux pas à monter dans la charrette d’infamie menée par un nain, celle des prisonniers, des assassins et autres indignes :
« Sur le moment, le chevalier a poursuivi sa route sans y monter ; il a eu tort, tort d’avoir honte et de ne pas aussitôt sauter dans la charrette car il le regrettera un jour. Mais Raison, qui s’oppose à Amour, lui dit de ne pas monter, le retenant de ne pas monter, le retenant et lui enseignant de ne rien faire ni entreprendre qui puisse lui apporter honte ou reproche. Ce n’est pas du cœur mais de la bouche que vient ce discours, que Raison ose lui tenir. Mais Amour, enfermé dans le cœur, l’exhorte et l’invite à monter tout de suite dans la charrette. Amour le veut alors il y saute ; il n’a plus peur de la honte, puisque c’est l’ordre et la volonté d’amour. » (vers 329-380)
Lancelot, devient alors a-social au nom de l’amour absolu qu’il voue à la reine. Celle-ci, lors de sa rencontre avec Lancelot au château de Gorre lui reprochera cette influence de la raison sur la folie passionnelle. Convoitée par Méléagant, Lancelot et, dans une moindre mesure par Gauvain, la reine fait l’objet de toutes les attentions. Elle est, par conséquent, celle qui tient les rênes du pouvoir : par son statut de reine, Guenièvre est la représentation du pouvoir politique dérobé à Arthur : si la cour du roi est l’épicentre des vertus courtoises, il est indéniable de voir la reine comme étant véritablement à la tête du pays de Logres, pouvoir officieux certes, mais le plus puissant. Ce trait caractéristique de la reine est exacerbé lorsqu’au Tournoi de Noauz elle demande à Lancelot, alors méconnaissable sous des armes inconnues, de jouter « au mieux » et « au pire » selon ses volontés. Le chevalier, en amant fidèle et dévoué, ne peut que se soumettre à ses volontés :
« La reine appela sa demoiselle d’honneur et lui dit : allez donc, mademoiselle, prendre votre palefroi. Je vous envoie au chevalier d’hier et dites-lui seulement qu’il doit encore jouter au pire. Et quand vous lui aurez communiqué cet ordre, faites bien attention à sa réponse ! Elle ne perdit pas de temps, car elle avait bien remarqué la veille au soir la direction qu’il prenait, ne doutant pas qu’on la renverrait l’y trouver. Elle parcourut donc les rangs et finit par trouver notre chevalier. Aussitôt elle alla discrètement lui dire de se battre au pire s’il voulait garder l’amour et les bonnes grâces de la reine, car c’était son mot d’ordre. Et lui, puisqu’elle l’ordonnait, répondit : C’est très bien ainsi ! »
Amante exigeante, Guenièvre est une amoureuse absolue. Elle est, de fait, la maîtresse tyrannique (tyrannos en grec signifie le maître) de Lancelot : la situation de ce dernier à la cour d’Arthur est significatif de l’emprise de la reine sur lui. En effet, Lancelot ne fait pas partie véritablement de la cour d’Arthur mais est cependant le plus ferme soutien du roi. Aide auxiliaire, il ne mène pas ses aventures au nom du monarque mais bien au nom de la reine, la seule qui ait le pouvoir de domination sur lui.
Par conséquent, Guenièvre devient au yeux de Lancelot un véritable Graal : le parallèle n’est pas inintéressant. Ce qui frappe d’emblée, c’est la posture féerique ou du moins magique de la reine. Elle est la résurgence du « blanc fantôme » des sagas nordiques : la blancheur de son teint et l’éclat de sa chevelure d’or sont à rapprocher de ce fait. À cela s’ajoute que Guenièvre semble avoir les mêmes caractéristiques que les fées : celles-ci ont pour habitude d’apparaître à proximité des lieux aquatiques. Lancelot retrouve le peigne de la reine avec quelques-uns de ses cheveux sur le rebord d’une fontaine. En outre, le couple qu’elle forme avec lui est identique à celui qu’une fée, telle que Mélusine, forme avec un homme. Celui-ci est généralement en quête lorsqu’il rencontre une de ces créatures de l’Autre-monde. La fée jette son dévolu sur un homme et lui promet son amour total à une seule condition qui, de tous points de vue , est irréalisable. Cette contractualisation du lien amoureux tissé entre le chevalier et la fée illustre cette proportion inadéquate de l’homme et de la femme, de l’humain et du divin, du terrestre et du célestiel. Guenièvre a passé un contrat avec Lancelot identique à celui de Mélusine avec son amant. Ainsi est-elle une figure de l’Autre-monde qui donne à la société arthurienne une connotation beaucoup plus spirituelle qui, sans cela, ne serait qu’un bien pâle reflet de la société du XIIe siècle.
Ainsi, la matière originelle du mythe de Guenièvre a été transformé au cours d’un lent processus que l’on peut définir en trois étapes : d’abord la mise par écrit des légendes nordiques, galloises et bretonnes à la fin du IXe siècle, montrant Guenièvre comme la figure mythique de la souveraineté puis par l’encourtoisement des textes au début du XIIe siècle sous l’impulsion d’Aliénor d'Aquitaine et de sa fille Marie de Champagne, pour finir par une christianisation des éléments textuels à l’époque où l’Église étendait à la fois son pouvoir politique et sa diffusion culturelle. Il est évident que l’on peut rapprocher Guenièvre du Saint-Graal. D’abord par la médiation de Lancelot qui voit en son amie une véritable déesse suite à la cristallisation de son amour. Le chevalier lui voue un véritable culte, une liturgie païenne, n’hésitant pas à s’agenouiller devant elle comme le ferait un vassal devant son seigneur ou le prêtre devant l’autel. (cf : Charles Méla, La Reine et le Graal,Paris, le Seuil, 1984) Guenièvre est pour Lancelot ce que le Graal est à Perceval ou à Galaad, c’est-à-dire l’objet absolu de la quête chevaleresque. Chaque quête a des traits communs : elle exige ascèse et patience afin de progresser vers un état supérieur : Lancelot doit être parfait pour être digne de sa dame, tout comme Perceval pour devenir le gardien du Graal. Néanmoins, la christianisation de la matière va insérer la caractéristique de la hiérarchie entre les différentes quêtes : celle de Guenièvre est vouée à la sphère terrestre et charnelle tandis que celle du Graal est tournée vers le celestiel, la spiritualité et le divin. Dès lors, c’est le signe de la fin et de la lente dégradation que va subir le monde arthurien qui s’achève en apothéose dans La Mort le Roi Arthu.
Figure archétypale de la dame courtoise, fée, déesse, Guenièvre est un personnage aux multiples facettes qui illustre le foisonnement de l’imagination médiévale. Femme idéalisée ou cristallisation fantasmatique des désirs de l’homme, elle est la projection du désir charnel et des aspirations spirituelles.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 13:53

Morgane


Selon les ouvrages récents des philologues, Morgane, fille d'Ygerne dite aussi Ygraine et du duc de Cornouailles, est la demi-sœur, considérée comme méchante par la légende, du roi Arthur. La légende raconte que, à sa naissance, le roi Arthur fut adopté par un chevalier de Galles et sa femme et à l'âge de 15 ans, il sortit une épée de la pierre. Seul le vrai roi de Bretagne pouvait déloger cette épée de la pierre, cela étant donc un message des anciens dieux (celtes). Quelques année plus tard, Morgane envoya sa sœur Morgause afin que celle-ci séduise Arthur devenu roi de l'actuelle Grande-Bretagne. Un enfant naquit plusieurs mois après. Morgane savait très bien que Mordred (le fils du roi) causerait la perte d'Arthur. Son but était de détrôner Arthur afin qu'elle devienne la suzeraine de la Bretagne. Pendant toutes ces années, elle essaya de tuer son demi-frère mais Arthur se fit tuer par son propre fils Mordred.
Selon la version que présente Marion Zimmer Bradley dans Les Dames du Lac, dans laquelle on n'attribue pas à Morgane le rôle de méchante, elle aurait été élevée sur l'île d'Avalon par la grande prétresse Viviane (réincarnation de la Déesse dans l'ouvrage).
Morgane aurait eu un enfant de son demi-frére le roi Arthur au cours du rituel du Grand Mariage devant unir la Vierge Chasseresse (symbolisant la Déesse) au Dieu Cornu (symbolisant le roi de Bretagne) sans savoir qui il était. Ce mariage eut lieu durant les feux de Beltane.
Une légende celtique parle d'un second enfant nommé Yvain (qui serait l'aîné de Mordred); Yvain serait le fruit de l'union entre le roi Urien et Morgane; Yvain est l'un des grands chevaliers de la Table Ronde, malgré qu'il fut un jour banni par Arthur. Il resta pourtant fidèle au roi et prit part à d'innombrables aventures dans lesquelles il fut accompagné d'un puissant lion, très docile en présence d'Yvain. (source: Yvain ou le Chevalier au Lion).
Morgane cherche à protéger la Bretagne de l'influence grandissante des prêtres, notamment de l'influence de la reine Guenièvre, de nature très pieuse, et à défendre auprès du roi Arthur l'ancienne foi à laquelle est fidèle le Petit Peuple (ou Peuple des Collines selon les légendes), qui a reconnu Arthur comme roi et qui lui a confié les objets sacrés de Bretagne comme l'épée Excalibur (Caledbolg en gallois).
C'est Morgane qui a brodé le fourreau magique de cette épée qui protège Arthur de toute blessure fatale au combat. Elle cherchera par la suite à lui reprendre cet objet sacré car, en ne restant pas fidèle à l'ancienne religion, il a trahi son serment, ses origines celtes et le Petit Peuple. Le fils que Morgane et Arthur auront eut sera nommé Mordred. Il devra reprendre le pouvoir pour rétablir l'ancienne religion. Le combat final opposant Arthur à Mordred se passera à Camlan. C'est là où le Jeune Dieu Cornu (Mordred) affrontera le Vieux Dieu Cornu (Arthur). Les deux personnages mourront après s'être entretués, et Excalibur retournera dans le lac qui entoure l'île d'Avalon. La légende veut que la dépouille du Roi Arthur ait été placée dans l'île d'Avalon, et qu'il réapparaitra en des temps troublés.
Une autre légende dit que le Roi Arthur a été enterré à Glastonbury, une abbaye anglaise.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:00

Merlin L'enchanteur


Connu sous les noms de « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique, Merlin est un personnage de la mythologie celtique, et plus particulièrement de la branche brittonique, soit la Bretagne continentale et la Grande-Bretagne sauf l'Écosse. En France, son nom est fréquemment associé à sa fonction d' « enchanteur », c'est-à-dire de magicien.

La légende de Merlin

Merlin, dans la geste arthurienne

Son rôle dans le cycle arthurien est d'aider à l'accomplissement du destin du royaume de Bretagne (royaume mythique regroupant l'actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale). Grâce à une sagesse légendaire, il devient l'ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci, il organise le défi de l'épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d'Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quête du Graal. À la fin de sa vie et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.
La légende de Merlin n'est pas à l'origine intégrée dans le cycle arthurien. Le personnage sera en quelque sorte « christianisé » par la suite pour pouvoir y figurer, mais on peut y reconnaître l'archétype du druide : proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle, sagesse, longue vie, rôle de guide et de conseiller des puissants. Dans un monde chrétien alors en plein essor, il représentait ce qui restait de la tradition ancienne: le monde druidique moribond.

La fin de Merlin


Devin et magicien, Merlin étant selon la légende éperdument amoureux de la fée Viviane, il lui confia le secret de se lier un homme à jamais. La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie, traçant les "neuf cercles" autour de Merlin endormi. La magie étant puissante, Merlin fut enfermé pour l'éternité dans sa geole, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fut possible.


Merlin, dans les œuvres culturelles

Le personnage de Merlin a souvent été repris à travers les siècles, y compris dans le dessin animé intitulé Merlin l'enchanteur, œuvre des studios Walt Disney, sorti en 1963 et réalisé par Wolfgang Reitherman.
Merlin, film de 1997 réalisé par Steve Baron
Il est aussi, pour certains, le modèle du personnage de Gandalf, le 'bon' mage du livre Le Seigneur des Anneaux publié par J.R.R. Tolkien en 1954.
Cependant, les premières références littéraires sont galloises.

Merlinus Caledonensis, Myrddin Wyllt(« Myrddin the Wild »: le sauvage)

Différents textes distinguent clairement la différence entre deux personnages nommés Merlin. Les Triades Galloises, par exemple, font état de trois bardes : Taliesin, chef des bardes, Myrddin Wyllt et Myrddin Emrys. Si les deux bardes appelés Myrddin étaient à l'origine les variantes d'un même personnage, leur histoire est devenue si différente dans les premiers textes que nous possédons à leur sujet qu'il convient d'en traiter séparément, même si certaines péripéties appartiennent aux deux.
Ce Myrddin n'a rien à voir avec Arthur et apparaît après la période arthurienne. Les premiers poèmes gallois concernant la légende de Myrddin le présente comme un fou vivant une existence misérable dans la forêt calédonienne, ruminant sur sa triste existence et sur le désastre qui l'a précipité si bas : la mort de son seigneur Gwenddolau, au service duquel il était barde. Les allusions faites dans ces poèmes servent à montrer les évènements de la bataille d'Arfderydd, où Rhydderch Hael, roi de Rheged, massacre les forces de Gwenddolau, tandis que Myrddin devient fou en regardant la défaite. Les Annales Cambriae datent cette bataille en 573 et nomment les adversaires de Gweddolau Gwrgi et Peredur, fils d'Eliffer.
Une version de cette légende est préservée dans un manuscrit de la fin du quinzième siècle, dans une histoire intitulée Lailoken et Kentigern. Dans ce récit, saint Kentigern rencontre en un endroit désert un fou nu et échevelé dénommé Lailoken, que d'aucuns appellent Merlynum ou Merlin, déclarant être condamné à errer en compagnie des bêtes sauvages à cause de ses péchés. Il dit en outre avoir été la cause de la mort de toutes les personnes tuées durant la bataille « en la plaine entre Liddel et Carwannok ». Après avoir raconté son histoire, ce fou s'éloigne et fuit la présence du saint pour retourner à son état sauvage. Il apparait encore plusieurs fois dans le récit jusqu'à ce qu'il demande finalement les derniers sacrements au saint, prophétisant être sur le point de mourir d'une triple mort. Après quelque hésitation, le saint exauce le souhait du fou ; alors les bergers du roi Meldred le capturent, le frappent à coups de bâton, le jettent dans la rivière Tweed où son corps fut percé par un pieu, sa prophétie se trouvant ainsi accomplie.
La littérature galloise comporte nombre d'exemples de littérature prophétique, prédisant la victoire militaire de tous les peuples celtes de Grande-Bretagne qui se rassembleraient pour rejeter les Anglais — et par la suite les Normands — à la mer. Certaines de ces œuvres ont été interprétées comme les « prophéties de Myrddin », exceptée celle nommée les Armes Prydein.
Geoffroy de Monmouth a également parlé de ce Merlin sauvage et prophétique dans sa Vita Merlini, qui semble être une adaptation très proche de nombreux « poèmes de Myrddin ».

Merlin Ambrosius, Myrddin Emrys

Ce fut Geoffroy de Monmouth qui introduisit Merlin dans le cycle du roi Arthur. Si Geoffroy est surtout connu pour son personnage d'Arthur, c'est surtout de Merlin qu'il a traité, faisant du barde prophétique de la tradition galloise un personnage central de ses trois livres : Prophetiae Merlini, Historia Regum Britanniae, et Vita Merlini. À la suite de son second livre, où Merlin apparaît dans le conte du roi Vortigern, Aurelius Ambrosius et Uther Pendragon, dont le règne précéda immédiatement celui d'Arthur ; Merlin devient aussi dans plusieurs œuvres ultérieures un personnage des contes du roi Arthur.
Geoffroy narre seulement trois contes de Merlin. Dans le premier, l'auteur attribue à Merlin l'histoire du garçon sans père que rapporte Nennius à propos d'Aurelius Ambrosius. Merlin est issu de la fille d'un roi et d'un démon, et l'épisode a lieu à Carmathen au pays de Galles, patrie de Myrddin. Geoffroy mentionne simplement que Merlin était aussi dénommé Ambrosius, camouflant ainsi le changement qu'il opère par rapport au récit de Nennius. Une longue suite de prophéties est alors ajoutée. Le second conte rapporte comment Merlin crée Stonehenge, ayant pour fonction d'être la sépulture d'Aurelius Ambrosius. Le troisième conte narre comment Merlin transforme l'apparence d'Uther Pendragon, lui permettant ainsi d'entrer dans le château de Tintagel pour y engendrer son fils Arthur.
Quelque temps après, le poète Robert de Boron remanie cette matière dans son poème Merlin, mais en y ajoutant de nombreux détails altérés et dénaturés d'une manière suggérant que la version de Wace, qui avait adapté le récit de Geoffroy en français, était désormais entrée dans la tradition orale et que celle-ci était ce dont Robert de Boron avait connaissance, ainsi que d'autres contes de Merlin. Seules quelques lignes de ce poème nous sont parvenues. Mais la prose qui en fut issue devint populaire et fut plus tard incorporée dans deux autres romans.
Dans le récit de Robert de Boron, Merlin est engendré par un démon surgi de l'enfer et d'une vierge (qui ne le demeura pas miraculeusement) tel un antéchrist. Mais sa mère, enceinte, conseillée par son confesseur Blaise qui s'était aperçu de ce qui s'était passé, avait fait baptiser l'enfant à sa naissance pour faire échouer ce complot satanique. Quoi qu'il en soit, Merlin, moitié homme et moitié démon, avait des pouvoirs magiques extraordinaires comme la connaissance du passé, du présent et de l'avenir, cette dernière étant un don de Dieu.
Robert de Boron parle avec beaucoup d'emphase du pouvoir de Merlin de se transformer, de son caractère facétieux et de son rapport avec le Graal. Ce texte introduit également Blaise, le maître de Merlin, dépeint comme transcrivant la geste de Merlin que Merlin lui dicte lui-même, expliquant comment cette geste devra être connue et préservée. Ce texte relie également Merlin au Graal.
Tandis que le mythe arthurien s'étoffait et s'embellissait, les aspects prophétiques de Merlin perdaient parfois leur emphase afin de faire de lui un magicien et le mentor d'Arthur. D'autre part, il est dit dans la Prose Lancelot que Merlin n'avait jamais été baptisé ni n'avait jamais rien fait de bon dans sa vie, sinon des œuvres démoniaques. Les contes arthuriens médiévaux abondent en ce sens.
Dans la Prose Lancelot et autres récits plus tardifs, la chute de Merlin est causée par son amour pour une femme nommée Nimue, qui lui extorque ses secrets magiques, les retournant contre lui. D'autres textes évoquent le nom de Viviane, autre personnage clé du cycle arthurien. Merlin serait tombé fou amoureux d'elle et, à sa demande, lui aurait appris plusieurs sorts, dont celui d'emprisonner un homme à tout jamais. Viviane l'emprisonna pour le garder auprès d'elle, soit dans une grotte où il mourrut, soit dans un palais magique où il vivrait encore, ce palais étant parfois situé dans la forêt de Brocéliande, en Petite Bretagne.
Il y a ainsi trois récits de Merlin à l'époque d'Arthur qui couvrent aussi les premiers temps de son règne. Le plus ancien, connu sous le nom de Vulgate Merlin, inclut le Merlin de Robert de Boron. Il peut être considéré comme une sorte de préfiguration des trois romans du Cycle de Lancelot. Il existe également une variante incomplète connue sous le nom de Livre d'Arthur. Le second est le plus souvent intitulé Suite de Merlin. Il s'agit d'un long roman en prose qui ne nous est pas parvenu intact mais qui nous est maintenant connu sous le nom de Livre du Graal, conçu comme l'entière histoire du Graal et d'Arthur et ses chevaliers. Ce livre inclut également le Merlin de Robert de Boron. Le troisième enfin s'appelle Les prophéties de Merlin et contient donc les prophéties du personnage (la plupart relatives à des évènements politiques de l'Italie du treizième siècle), tandis que d'autres sont révélées par son fantôme après sa mort. Ces prophéties sont intercalées avec des épisodes relatant les faits et gestes de Merlin et diverses aventures arthuriennes dans lesquelles Merlin n'apparaît pas du tout.
Note: Merlin était aussi un des confidents du roi arthur.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:01

la Dame du Lac


La fée Viviane, dite Viviane, la Dame du Lac, enleva le jeune Lancelot, alors qu'il était encore enfant, après la mort de son père le roi Ban de Bénoïc et de sa mère, la reine Élaine. Elle l'emmena au plus profond d'un profond lac duquel il crut ne jamais pouvoir ressortir, ignorant qu'il s'agissait là du « passage » obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d'Avalon, le pays des mages et sorciers.
Viviane lui enseigna les arts et les lettres, lui insufflant sagesse et courage, faisant de lui un chevalier accompli. Elle le mena alors à la cour d'Arthur, à Camelot, pour y être adoubé, et le présenta aux chevaliers de la Table Ronde, dont il devint le plus célèbre représentant.
Selon une des nombreuses variantes de la légende, Viviane succomba aux charmes de Merlin et lui demanda de lui enseigner ses secrets. Merlin apprit à Viviane pratiquement tout ce qu'il savait. Plus tard, Viviane fit tourner 9 fois un voile magique autour de son amant endormi. Il devint ainsi son "amant éternel".
Après la mort de sa mère Ygraine, Viviane eut soin de Morgane, faisant d'elle une magicienne, tandis que Merlin l'enchanteur prit soin de l'éducation de son demi-frère, le futur roi Arthur.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:04

Mordred


Dans la légende arthurienne, Mordred est le fils du Roi Arthur et de sa sœur, Morgause. Il est le frère de Gauvain, Agravaine, Gaheris, et Gareth.
Merlin avait prédit cette naissance. Le Roi Arthur voulut se débarrasser de cet enfant incestueux et envoya tous les enfants nés le même jour que Mordred dans un bateau mais le bateau coula et seul Mordred survécu. Jusqu'à l'age de 14 ans il a été élévé par un brave homme du nom de Nabur, puis fut amené à la cour où ses véritables origines lui furent révélées.
Il devint un temps chevalier d'Arthur et participa à quelques joutes et tournois mais perdait la plupart du temps, il ne respectait d'ailleurs que très rarement les règles de courtoisie qui régissaient les tournois, ne faisant qu'augmenter sa réputation de chevalier traître. Il était détesté par les autres chevaliers pour son caractère fourbe et sournois. Il a d'ailleurs tué Sir Lamorak, traitreusement, alors que celui-ci se préparait à partir à la Quête du Graal.
Selon certaines sources, Mordred aurait également blessé (mortellement) le Roi lors de sa dernière fourberie, en déclenchant une bataille, Arthur parti, pour récupérer son royaume.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:05

Morgause


Dans la légende arthurienne, Morgause est la sœur de Fée Morgane et la demi sœur de Roi Arthur. Avec Arthur elle donne naissance à Mordred. Elle se marie avec le roi Lot des Orcades et met au monde Gauvain, Gaheris, Agravain et Gareth qui mourra lors de la nuit ou Mordred et ses freres confondront l'idylle entre Lancelot du Lac et Guenievre. C'est Morgause qui est assoiffée de pouvoir et va élever Mordred dans la haine de son père, le roi Arthur.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:10

Arthur Pendragon


Le roi Arthur, ou Arthur Pendragon, est un personnage important de la mythologie britannique. Il est le personnage central de la matière de Bretagne. Il n'est pas sûr qu'il ait réellement existé, quoique l'existence d'un personnage important de même nom apparaisse de plus en plus probable. De plus, les textes médiévaux en gallois ne lui donnent jamais le titre de roi, mais l'appellent amerauder (« empereur »).
Le nom lui-même viendrait de la racine celtique Arz signifiant « ours », symbole de force, de stabilité et de protection, caractères bien présents dans sa légende : c'était un homme réputé fort, posé, et en tant que roi, garant de la sécurité de ses sujets. Dans la civilisation celtique, l'ours est avant tout l'animal emblématique de la royauté.
On le trouve aussi sous les graphies suivantes : Arzur, Arthus ou Artus.
Le terme « Pendragon » lui vient de son père Uther Pendragon.

Le roi Arthur dans l'histoire (essais)

Certains pensent qu'il aurait vécu au VIe siècle et serait originaire du Pays de Galles, ou de l'ouest de l'Angleterre, mais l'emplacement exact de sa cour, connue sous le nom de Camelot, reste un mystère. Il aurait combattu les Saxons. Il est parfois assimilé à un chef nommé Ambrosius Aurelianus, « King of the Brettones ». Malheureusement, nous ne connaissons que peu de choses de ce chef, et les spécialistes ne savent pas si les « Brettones » étaient des Britanniques, ou des Bretons.Il est néanmoins assez probable que le terme désigne les peuples insulaires, le mot "Bretagne" à l'époque ne désignant aucune terre sur le continent. Les historiens anglophones parlent de Britto-romains (romano british en anglais), qui dénominent l'ensemble des populations celtiques romanisées de Grande-Bretagne, à l'exception des Scots et des Pictes de Calédonie. Concernant Arthur lui-même, une thèse intéressante[1] en ferait un grand propriétaire terrien romanisé ayant constitué, comme c'était alors courant, sa propre troupe de buccelaires (mercenaires à la solde d'un grand et payés en nourriture d'où leur nom [buccelus = biscuit]) et ayant prêté main-forte aux rois brittons contre les Saxons.En effet, la chronique de Nennius (IX éme siècle) le désigne comme un dux bellorum (chef de guerre) combattant "avec les rois bretons". En outre, dès le IVe siècle, les corps de buccelaires sont constitués majoritairement de cavaliers. La légende d'un corps de cavaliers d'élites servant Arthur n'est pas loin…
D'autres pensent qu'Arthur serait un demi-dieu celte incarné, tel que le dieu de la mer Lir (supposé incarné par le Roi Lear), ou même un personnage fictif comme Beowulf. Cette théorie serait renforcée par le fait que d'autres Britanniques de cette période, comme Ambrosius Aurelianus, ont combattu les Saxons à la bataille de Mons Badonicus.

Tombe d'Arthur

Il faut noter enfin que ce nom pouvait être courant à l'époque celtique et aurait pu désigner plusieurs chefs, dont les vies auraient servi à constituer celle du personnage mythologique. Le patronyme Arthur pourrait alors correspondre à un statut de chef de guerre pouvant être porté par divers personnages en même temps. Il est intéressant de constater que ce nom connait une vogue très importantes dans l'aristocratie celtique dans les années qui suivent la Bataille de Camlann, vers 540, où serait mort Arthur.
En 1191, des moines de l'abbaye de Glastonbury annoncèrent avoir découvert la tombe d'Arthur et de Guenièvre. Ces tombes furent visitées par beaucoup de personnes, et déplacées vers une nouvelle tombe en 1278. La tombe fut détruite pendant la Réforme protestante du XVIe siècle. L'antiquaire John Leland rapporte qu'il en a trouvé la croix parmi les débris, et traduit son inscription :
« Hic jacet sepultus inclutvs rex arturius in insula avalonia, Ici est enterré le célèbre roi Arthur sur l'île d'Avalon.

Les premières légendes du roi Arthur


Le Roi Arthur apparaît pour la première fois dans la littérature galloise. Dans le premier poème gallois retrouvé, le Gododdin, Aneirin (vers 575-600) écrit au sujet d'un de ses personnages qu'« il nourrissait des corbeaux noirs sur les remparts, alors qu'il n'était pas Arthur » (« he fed black ravens on the ramparts, although he was not Arthur », en gallois : « Gochorai brain du fur caer/ Cyn ni bai ef Arthur. »). Mais ce poème peut être interprété de bien des manières.
Une autre ancienne référence au roi Arthur est dans l'Historia Brittonum attribuée au moine gallois Nennius, qui aurait écrit cette Histoire galloise vers 830. Le roi Arthur est décrit comme un « chef de guerre » plutôt que comme un roi.
Le roi Arthur apparaît aussi de l'histoire galloise Culhwch and Olwen, habituellement associé avec les Mabinogion.
Les dernières parties de Trioedd Ynys Prydein font mention d'Arthur et situent sa cour à Celliwig en Cornouailles. Celliwig serait l'actuelle Callington ou Kelly Rounds, une colline fortifiée près d'Egloshayle.
Le roi Arthur est aussi parfois décrit comme le chef des Wild Hunt (un groupe de chasseurs mythiques), non seulement dans les Îles britanniques, mais aussi en Bretagne, France et en Allemagne.

La Romance du roi Arthur


En 1133, Geoffroy de Monmouth écrivit son Historia Regum Britanniæ. Ce livre fut l'équivalent d'un best seller médiéval, et attira l'attention d'autres écrivains, tels que Robert Wace et Layamon, sur ces histoires. Ces écrivains en profitèrent pour améliorer les histoires du roi Arthur.
Même si de nombreux érudits s'accordent sur le fait que Geoffroy a suscité l'intérêt médiéval pour le Roi Arthur, une autre hypothèse existe. Les histoires concernant Arthur pourraient venir des traditions orales bretonnes, disséminées dans les cours royales et de la noblesse d'Europe grâce aux jongleurs professionnels. L'écrivain médiéval français Chrétien de Troyes raconta des histoires provenant de cette mythologie à la moitié du XIIe siècle, de même que Marie de France dans ses lais, des poèmes narratifs. Les histoires provenant de ces écrivains et de beaucoup d'autres seraient indépendantes de Geoffroy de Monmouth.
Ces histoires devinrent populaires à partir du XIIe siècle. Dans ces histoires, Arthur rassembla les Chevaliers de la Table Ronde (en particulier Lancelot, Gauvain et Galaad). Cette assemblée était en général située à Camelot dans les derniers récits. Le magicien Merlin, dit « l'Enchanteur », y participait de temps en temps. Ces Chevaliers participèrent à des quêtes mythiques, comme celle du Saint Graal. D'autres histoires du monde celtique s'associèrent à la légende d'Arthur, telle que la légende de Tristan et Iseut. Dans les dernières légendes, la romance entre le champion d'Arthur, Lancelot, et la reine Guenièvre devint la cause principale de la chute du monde arthurien.
Robert de Boron écrivit dans son Merlin qu'Arthur obtint son trône en tirant une épée d'un rocher et d'une enclume. Cet acte ne pouvait être effectué que par le Vrai Roi, ce qui signifie le roi choisi par Dieu, ou l'héritier d'Uther Pendragon. Cette épée est dans certaines versions la célèbre Excalibur. Dans d'autres récits, Excalibur sort d'un lac portée par une main, et est remise à Arthur peu de temps après le début de son règne par Viviane, la Dame du Lac, une demoiselle sorcière. L'épée pouvait trancher n'importe quoi, et sa gaine rendait son porteur invincible.

La fin du roi Arthur

Le dernier combat d'Arthur, époux de Guenièvre, la Bataille de Camlann, contre les forces de Mordred vit sa perte. Des histoires montrent que Mordred était un Chevalier de la Table Ronde et le fils incestueux d'Arthur et de sa sœur Morgane. Le Roi Arthur fut mortellement blessé lors de cette bataille, et emmené à Avalon. Là, ses mains furent soignées ou son corps enterré dans une chapelle. D'autres textes disent qu'il n'est pas mort, mais qu'il s'est retiré dans Avalon, monde souterrain enchanté créé par Merlin ; le roi Arthur est en dormition et reviendra un jour. De nombreux lieux revendiquent d'être l’Avalon dont parle la légende : Glastonbury (dans le Somerset, en Angleterre), l'île d'Aval (un îlot sur la commune de Pleumeur-Bodou en Côtes d'Armor), ...Mais il faut préciser que les peuples celtiques transportent leurs légendes et les transposent au fur et à mesure de leurs émigrations. Ceci explique donc qu'il y ait plusieurs forêts de Brocéliande, plusieurs Cornouailles...
La légende du roi Arthur s'est répandue dans toute l'Europe. Des images d'Arthur ont été retrouvées à de nombreux endroits. En particulier, dans la cathédrale de Modène en Italie, une gravure datée entre 1099 et 1120 représente Arthur et ses chevaliers attaquant un château. Une mosaïque de 1165 dans la cathédrale d'Otrante, près de Bari, en Italie contient la représentation curieuse d'Arturus Rex portant un sceptre et chevauchant une chèvre. Des marchands du XVe siècle baptisèrent un Hall arthurien à Gdańsk, en Pologne. De nombreux lieux évoquent le roi Arthur en Bretagne, notamment la forêt de Brocéliande ou la Grotte Artus en forêt de Huelgoat.

Le symbolisme du roi Arthur

Le roi unique et incontesté n'a jamais existé dans la civilisation celtique. On se souvient des divisions tribales qui ont permis à Jules César de prendre le contrôle de la Gaule. En contrepartie, l'imaginaire populaire s'est emparé d'un roi, plus ou moins attesté, paré des atouts les plus nobles de sa charge : un homme fort, bon guerrier mais sage, fédérateur et bien conseillé. Même après sa disparition, il porte encore les espoirs d'un peuple : sa dormition n'est que temporaire, et il reviendra unir les « deux Bretagnes » et sauver les Bretons. De quels périls ? On pense aux invasions des Angles et des Saxons, puis à la domination normande en Grande-Bretagne.
Arthur a aussi beaucoup servi pendant la Seconde Guerre mondiale chez les Britanniques pour vitaliser les efforts de la population face au risque d'invasion de l'Allemagne nazie. Dans l'imaginaire en Bretagne continentale, il représente l'unité du peuple breton, puisqu'il était roi des deux Bretagnes. Les auteurs du Moyen Âge l'ont actualisé selon les canons courtois de leur époque en en faisant un modèle de noblesse et de vertu chrétienne

Mythe et politique

En 1066, Guillaume le Bâtard devient Guillaume le Conquérant et s’impose en maître de l’Angleterre... Mais comment faire accepter un Normand comme roi, alors qu'il est issu d'un peuple minoritaire ? En s’appuyant sur la légende arthurienne et sur Arthur, sa figure de proue, unificateur de la grande Bretagne et du peuple breton. Car sur le continent se trouvent les descendants de Bretons partis de l'île quelques siècles plus tôt. Pour monter son armée, Guillaume a utilisé les services d'un certain nombre de nobles descendants de ces Bretons émigrants. En favorisant la diffusion du mythe de la survivance d’Arthur, de sa dormition dans l’île d’Avalon et de son retour prochain, Guillaume rendait populaire sa lutte contre les Angles et les Saxons et comptait bien se rallier les Gallois. Ce fut le début de « l’espoir breton ».
De même, Henri II Plantagenêt se servit du mythe arthurien pour asseoir son pouvoir, maintenir son autorité et unifier l’île de Bretagne. Couronné en 1154 après moult difficultés (petit fils d’ Henri Ier, désigné comme successeur mais écarté du trône par le neveu du roi défunt), il confisque la légende à son profit. Afin d’estomper les origines non-anglaises de la dynastie des Plantagenêt, Henri II préférera s’appuyer sur la civilisation bretonne en se présentant comme le digne successeur d’Arthur, bel et bien mort lors de l’ultime bataille. Car le monarque doit affirmer son autorité : vassal du roi de France pour le duché de Normandie, il a besoin du soutien breton contre les revendications saxonnes qui ont du mal à accepter la domination normande sur l’Angleterre. Afin de renforcer cette analogie, il tente même sans succès de conquérir l’Irlande et l’Ecosse afin de réunir sous sa bannière l’ensemble du royaume supposé d’Arthur.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:11

Galahad


Galahad ou Galaad est le fils du chevalier Lancelot du Lac et d'Élaine de Corbenic, fille du roi Pellès. Il est le plus jeune chevalier de la Table Ronde. Il est le bon chevalier, le seul qui puisse s'asseoir à la droite du roi Arthur sur le siège périlleux, comme prédit par Merlin qui l'avait présenté à la cour du roi Arthur. Il sera le seul, au terme de sa quête, à pouvoir toucher le Saint-Graal. Il le tiendra pendant que Gauvain, un autre chevalier, y versera le sang du Christ qui se trouvait sur la lance du romain l'ayant blessé au côté. Toutefois, il n'y survivra pas.


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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:12

Gauvain


Gauvain est le neveu du roi Arthur. Il fait partie des premiers chevaliers que le roi, aidé par Merlin, nommera à la Table Ronde. On trouve plusieurs équivalents celtes de son nom : Gwalchmai et Gwalchmei (Faucon de Mai ou Faucon des plaines) ainsi que Gawain.
Il aide Arthur dans de nombreuses tâches, et fait preuve de sa loyauté envers lui en affrontant le chevalier vert, un être étrange qui propose de se faire couper la tête... Lorsque Lancelot va sauver Guenièvre du bûcher, il tuera les deux frères cadets de Gauvain : Gareth et Gaeris. Il se jure alors de se venger, et tue Lionel, le frère cadet de Lancelot. Quand il affronte ce dernier en combat singulier, il ne le tue pas, mais Gauvain en ressort le crâne brisé : devenu fou, il tuera Hector, l'autre frère de Lancelot, puis mourra de sa blessure, après avoir demandé à Arthur de lui transmettre finalement son pardon. On raconte aussi qu'il est apparu peu après sa mort à Arthur, pour le prévenir qu'il fallait se rallier à Lancelot s'il voulait vaincre Mordred.
Dans la Quête du Graal, il est le représentant le plus éloquent de cette couche guerrière sans Dieu et sans transcendance, alors qu'à l'opposé se retrouve Galaad, le chevalier élu, le chevalier parfait.
La tradition romanesque, dès Chrétien de Troyes, nous présente Gauvain, comme un personnage superficiel, un chevalier vaillant, mais incapable de dépasser le système de valeurs d'ici-bas. Cependant, il passe dans le monde des morts, en entrant dans le château des reines où il trouve sa mère, décédée et est le premier à revenir de là. Accueilli en héros, il est quand il arrive, le seul homme du château et parvient à faire sortir les reines, dont les terres ont été pillées, de ce lieu de mort. Il y rencontre également l'amour.
Dans Perceval ou le Conte du Graal, ses aventures comportent une grande charge de ridicule et de comique par rapport aux exploits de Perceval. Parent le plus proche du roi, gardien de la justice royale, Gauvain devient pour la tradition romanesque le partisan de la faide primitive et un grand nombre de textes le placent sur le devant de la scène juste pour faire de lui un charmeur, un éternel galant, variante médiévale de don Juan.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:14

Lancelot


Lancelot est un personnage du cycle des romans de la Table Ronde et le héros éponyme du roman de chevalerie « Lancelot du Lac », écrit au XIIIe siècle en langue romane par un auteur anonyme, fait partie du cycle du Graal. Toutefois un second « Lancelot du Lac », écrit en provençal et seulement connu par une version allemande , lui prête des aventures assez différentes de celles du précédent . Mais il est d'abord littérairement connu par le Chevalier de la charrette, roman courtois de Chrétien de Troyes, qui, en 1181, compose le récit de ses aventures avec la reine Guenièvre à la demande de Marie de Champagne .
De ces récits divers, on peut retenir que fils du roi Ban de Bénoïc, qui régnait aux marches de la Bretagne armoricaine et de la reine Élaine Lancelot a reçu en baptême le nom de Galaad, et est issu d'une lignée prestigieuse, celle de Joseph d'Arimathie, l'homme qui apporta le saint Graal en terre bretonne.
Le château de son père était situé au milieu d'un marais et réputé imprenable. Toutefois le seigneur voisin réussit à l'incendier. Le roi son père Ban de Bénoïc, accablé par le désastre, mourut de chagrin, laissant sa femme et son enfant au bord du lac. Profitant de l'égarement de la reine éplorée, la fée Viviane, se saisit de l'enfant et plongea dans le lac sous les yeux désespérés de sa pauvre mère.
La fée Viviane, aussi appelée « la Dame du Lac », vit en fait au fond de ce lac magique, passage obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d'Avalon, le pays des mages et sorciers. Elle habite un magnifique palais doté de tous les agréments permettant une vie paisible et enrichissante. Elle donna à l'enfant le nom de Lancelot du lac, lui enseigna les arts et les lettres ainsi que la sagesse et le courage et fit de lui le plus parfait des chevaliers, tant parce qu'elle lui avait appris la courtoisie en toute occasion et qu'il se montrait poli, sérieux et noble comme doivent l'être les chevaliers. Dans les jeux de cartes, le Valet de trèfle, symbole alchimique des ondins, porte son nom.
La fée Viviane l'élèva donc dans la forêt de Brocéliande, et fit de lui un parfait chevalier. Quand il arriva à l'âge d'affronter le monde, elle le mena à la cour du roi Arthur pour qu'il soit adoubé et qu'il connaisse la vie aventureuse d'un chevalier de la Table Ronde. Mais c'est la reine Guenièvre qui lui remet son épée, le jour de ses 18 ans, lors des feux de la Saint-Jean. La reine, impressionnée par la beauté et la prestance du jeune chevalier, lui voue d'emblée un amour sans partage, coup de foudre réciproque, car ce ne fut que pour elle et que par elle qu'il accepta d'être fait chevalier.
Ses extraordinaires qualités, feront vite de lui le « champion de Camelot » et le « champion du Roi ». Sa principale mission qui lui fut confiée par le roi Arthur, fut de récupérer le Saint Graal dans le but de devenir très populaire. Pour cela le roi envoya tous ses chevaliers de la Table Ronde, explorer le pays, chacun de son côté, mais tous vécurent des aventures fabuleuses. Lancelot, le plus fier de tous, et porté par son amour inavouable pour la reine Guenièvre, put réussir sa mission de recherche du Graal, mais il pourra seulement l'apercevoir par deux fois. En effet son amour pour la femme du roi Arthur l'empêchera d'avoir accès au mystère du Graal.
Lancelot est toujours représenté comme le modèle de la chevalerie, de la bravoure et de la fidélité, c'est aussi la réminiscence du héros celte prototypique. À la cour du Roi Arthur, il tomba amoureux de la reine Guenièvre, d'un amour absolu et partagé qui sera sa joie, sa quête, sa faute et amènera le début de la décomposition de la Table Ronde. Elaine, le lys blanc d'Astolat, tombe amoureuse de lui, mais, repoussée, elle se suicide.
Lancelot est le meilleur des chevaliers de la Table Ronde, nul ne peut rivaliser avec lui en courtoisie, au tournoi ou au combat. Lui seul peut ramener la Reine du pays de Gorre dont nul ne revient, et où elle est prisonnière du démoniaque Méléagant: c'est pour elle qu'il accepte de monter dans la charrette d'infamie qui donne son titre au roman de Chrétien de Troyes et qu'il risque sa vie et se blesse en passant le Pont de l'Epée avant de défier le cruel Méléagant. Par ailleurs, il délivre le château de la Douloureuse Garde de ses enchantements et déjoue les sortilèges de Morgane au Val sans Retour.
Enfin, s'il lui a été interdit d'avoir lui-même accès au mystère du Graal, son fils Galaad, plus tard, pour honorer son père, accomplira la mission et en aura la révélation.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:16

Lionel


Lionel est dans la légende arthurienne le plus jeune fils du Roi Bohort de Gaunes, le frère de Bohort l'Essilié et le cousin de Lancelot et d'Hector des Mares. Recueilli en même temps que son frère par la Dame du Lac il devient chevalier de la Table Ronde.
Lionel menace son frère Bohort l'Essilié
Lionel a la malchance d'être victime à deux reprises de cruelles flagellations. Une première fois, encore jeune homme et voyageant en compagnie de Lancelot, il est capturé par Sire Turquin, un mauvais chevalier qui l'enferme dans un donjon après l'avoir battu avec des branches épineuses. Plus tard, au moment de la quête du Graal, la même mésaventure se répète et cette fois Lionel cherche à tirer vengeance de son frère Bohort qui aurait pu le secourir mais ne l'a pas fait, ayant choisi de venir au secours d'une jeune fille enlevée sous ses yeux au même moment que Lionel. Au cours de cet épisode Lionel se révèlera indigne du Graal puisqu'il va jusqu'à tenter de tuer son propre frère par vengeance, tandis que Bohort prouve au contraire, en renonçant à user de violence contre son frère même pour défendre sa vie, qu'il est digne d'accéder au Graal.
Par la suite, Lionel, tout comme son frère, suivra Lancelot en exil après la révélation de la coupable liaison de ce dernier avec Guenièvre. Devenu Roi de Gaunes, Lionel participe aux combats livrés par Lancelot contre les forces d'Arthur, puis aux côtés d'Arthur contre Mordred. C'est au cours de la bataille livrée en Bretagne contre le reste de l'armée de Mordred qu'il est tué par Melehan, fils de Mordred. Sa mort sera finalement vengée par Bohort.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:17

Perceval


Perceval est dans la légende arthurienne un des Chevaliers de la Table Ronde. Dans la littérature galloise son nom est Peredur. Il est surtout fameux pour sa participation à la Quête du Saint-Graal.
Il existe de nombreuses versions sur son origine. Dans la plupart des contes il est de naissance noble et le petit dernier d'une fratrie de chevaliers tous morts au combat. Son père est soit le roi Pellinor de Listenois, soit quelque chevalier valeureux. Sa mère, habituellement anonyme, joue un rôle important dans l’histoire. Elle est partie vivre seule dans un manoir au milieu d'une gaste forêt (perdue, isolée) pour empêcher son fils de devenir chevalier. Sa sœur, porteuse du Saint-Graal, est parfois appelée Dandrane. Dans les versions où Perceval est le fils de Pellinor, ses frères sont Tor, Agloval, Lamorat de Galles, et Dornar.
Après la mort de son père, sa mère l'élève dans l'isolement de la forêt en lui faisant ignorer jusqu'à l'âge de 15 ans comment se conduisent les hommes. Un jour, en jouant au javelot dans la forêt, le jeune Perceval rencontre cinq chevaliers aux armures si étincelantes qu'il les prend pour des anges. Il veut alors devenir lui-même chevalier, et se rend à la cour du roi Arthur ; après s'être révélé comme un excellent combattant il est adoubé et invité à se joindre aux Chevaliers de la Table Ronde.
Perceval à la Recluserie. Illustration d'un Manuscrit de Poitiers du XVe siècle, Bibliothèque Nationale de France
Dès les récits les plus anciens il est impliqué dans la Quête du Graal. Chez Chrétien de Troyes il rencontre le Roi Pêcheur blessé et voit le Saint-Graal, mais s’abstient de poser la question qui aurait guéri le souverain. Ayant appris son erreur il ne cherche plus qu’à retrouver le château du Graal et à terminer sa quête.
Des récits ultérieurs font de Galahad, le fils de Lancelot, le véritable héros du Graal. Mais même si son rôle dans les romans a été amoindri, Perceval est resté un personnage important et il est un deux seuls chevaliers (l'autre étant le chevalier Bohort) qui ont accompagné Galahad au château du Graal et ont mené la recherche avec lui.
Dans des versions précoces, la bien-aimée de Perceval était Blanchefleur et il est devenu roi de Corbénic après avoir guéri le Roi Pêcheur, mais dans des versions postérieures, il est resté vierge et est mort après avoir retrouvé le Graal. Dans la version de Wolfram, le fils de Perceval est Lohengrin, le chevalier au cygne.
Quelques chercheurs ont cru autrefois que Perceval, avec la légende du Saint-Graal, était d'origine persane, mais ces théories ont été rejetées par la majorité des érudits.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:18

Yvain


Aussi appelé Owein (en gallois) Yvain est le fils de Morgane et du roi Uriens, il est le cousin de Gauvain. Il est le héros d'un roman de Chrétien de Troyes, Yvain ou le Chevalier au lion. Dans ses aventures, il bat un chevalier noir gardien d'une fontaine. Dans une autre aventure, il sauve un lion attaqué par un serpent et devient ami avec ce lion. Dans la version de Malory, avec Gauvain et Marholt, ils rencontrent trois demoiselles qui les emmènent vers diverses aventures. Ce passage est repris et transformé par Steinbeck qui fait de sa demoiselle son maître d'armes.Dans Yvain , le chevalier au lion il se marie avec laudine qui est la femme du chevalier gardien de la fontaine et qu'il a tué .
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:20

Bohort


Bohort (en anglais Bors) est le nom de 2 personnages de la légende arthurienne : Bohort le père, roi de Gaunes durant la première partie du règne d'Arthur et frère du roi Ban de Bénoïc et son fils Bohort l'Essillié, l'un des meilleurs des Chevaliers de la Table Ronde, puisqu'il sera parmi les trois à mener à son terme la quête du Graal.
Bohort, Roi de Gaunes
Frère de Ban, le roi Bohort est donc l'oncle de Lancelot du Lac et d'Hector des Mares. De son union avec Evaine, soeur de la reine Élaine (elle-même épouse de Ban), naissent 2 fils, Bohort (le jeune) et Lionel. Bohort et Ban font alliance avec Arthur dans sa lutte contre onze rois rebelles de Bretagne - parmi lesquels Lot d'Orcanie, Urien et Caradoc - si bien qu'Arthur à son tour leur promet son aide contre leur ennemi Claudas, lequel se prépare à envahir leurs pays. Toutefois, Arthur tarde à tenir sa promesse, ce qui permet à Claudas de réussir son invasion. Au cours de celle-ci les deux rois, Bohort et Ban sont tués tandis que Lancelot, le fils de Ban est recueilli par la Dame du Lac, et que les deux fils du roi Bohort sont capturés et élevés en captivité à la cour de Claudas.

Bohort dit l'Essillié ¹ (l'exilé)

Fils aîné du précédent, c'est le plus fameux des deux Bohort. Il passe ses jeunes années avec son frère Lionel à la cour du roi Claudas. Tous deux finissent par se révolter contre ce dernier et parviennent même à tuer son fils, le cruel Dorin. Avant que Claudas ne puisse se venger, les deux garçons s'enfuient avec l'aide d'un serviteur de la Dame du Lac chez laquelle ils recevront ensuite une éducation dans la chevalerie en même temps que leur cousin Lancelot. Tous trois, devenus d'excellents chevaliers, se rendent à Camelot pour rallier la suite du roi Arthur. Bohort, reconnaissable à une cicatrice particulière au front, participera à la plupart des conflits engagés par le roi, y compris la bataille finale contre Claudas qui libère la terre de son père. Bohort l'Essillié est lui-même le père de Sire Hélain le Blanc et cette paternité est le résultat d'une ruse de la fille du Roi Brandegoris: cette dernière était en effet parvenue à l'attirer dans son lit au moyen d'un anneau magique. Plus tard, Bohort introduira son fils à la Table Ronde.
Bohort est réputé comme l'un des meilleurs de la Table Ronde et acquiert sa véritable gloire dans la quête du Graal dont il se révèle digne, avec Galaad et Perceval, de pénétrer les Mystères. Plusieurs épisodes illustrent son caractère vertueux. Dans l'un d'entre eux, un groupe de jeunes femmes menace de se tuer en se jetant du haut d'une tour s'il refuse de coucher avec elles. Mais Bohort refuse de rompre son vœu de célibat et lorsqu'elle tombent de la tour, elles se révèlent être en réalité des démons qui pensaient le tromper en jouant sur sa compassion.
Un autre récit nous montre Bohort confronté à un dilemme : il doit choisir entre secourir son frère Lionel enlevé et fouetté d'épines par des brigands, ou délivrer une pucelle sur le point d'être violée par un chevalier brutal. Bohort choisit d'aider la jeune fille, tout en priant avec ferveur pour le salut de son frère. Peu après Lionel ayant échappé à ses tortionnaires et persuadé que Bohort l'a trahi, décide de se venger en le tuant au combat. Bohort quant-à-lui renonce à lever une arme sur son frère, fût-ce pour se défendre. Un autre compagnon de la Table Ronde, Sire Calogrenant et un religieux ermite ayant tenté de s'interposer, sont tués l'un après l'autre par Lionel. Mais avant que ce dernier ne parvienne à frapper son frère, Dieu fait surgir entre les adversaires une colonne de feu pour les séparer, après quoi Bohort réconcilié avec Lionel pourra partir librement.
Plus tard, Bohort, Galaad et Perceval découvrent le Saint-Graal et le transportent à Sarras, une mystérieuse île d'Orient où Galaad et Perceval mourront ; Bohort sera le seul des trois à en revenir. Comme le reste de sa famille, Bohort rejoint Lancelot en exil après que la liaison de ce dernier avec Guenièvre ait été dévoilée et aide à sauver la reine du bûcher. Il devient ensuite l'un des conseillers les plus écoutés de Lancelot dans la guerre qui l'oppose à Arthur et récupère la souveraineté sur les anciennes terres de Claudas. Arthur et Gauvain ayant été forcés de retourner en Bretagne pour combattre le malfaisant usurpateur Mordred, Gauvain envoie à Lancelot un message d'appel à l'aide. Les hommes de Lancelot arrivent à temps pour pour défaire le reste de la rébellion conduite par les fils de Mordred, Melehan et Melou. Dans la bataille, Lionel est tué par Melehan. Il sera finalement vengé par Bohort.
¹ du vieux français essillier qui signifie ici exiler, mais dont le sens le plus fréquent est celui de dévaster, ravager, saccager, en parlant d'un pays ou d'une ville.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:23

Bedivere


Dans la Légende arthurienne, Bedivere (Bedivère, Bediver, nom dérivé du gallois Bedwyr) est le Chevalier de la Table Ronde qui restitue Excalibur à la Dame du Lac . Fréquemment associé à Keu, il sert le Roi Arthur en qualité de connétable et il est l'un de ses plus proches conseillers. On le décrit comme très habile aux échecs et au trictrac. Sire Lucan est son frère et Sire Griflet son cousin.
Les origines galloises du personnage
Avec Keu et Gauvain, Bedivere est un des personnages les plus anciens associés au Roi Arthur. Son nom en gallois est Bedwyr Bedrydant (Bedivere aux muscles parfaits). Il est décrit comme n’ayant qu’une main, ce qui ne l’empêche pas d’être un excellent combattant. Les Gallois lui donnent un fils, Amren et une fille, Eneuawc. Comme Bedwyr apparaît dans la plus ancienne matière arthurienne, certains supposent qu’il pourrait avoir été un personnage historique réel

Bedivere dans les légendes ultérieures

Geoffroy de Monmouth et Wace lui donnent un rôle très important, alors que chez Chrétien de Troyes, il est un personnage secondaire. Il fait partie des alliés loyaux d'Arthur dans l’Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth et il le reste dans la littérature arthurienne tardive. Il aide Arthur et Keu à se battre contre le Géant du Mont Saint-Michel et rejoint Arthur dans sa guerre contre l'Empereur romain Lucius¹. Dans plusieurs versions anglaises de la mort d'Arthur, notamment Le Morte d'Arthur de Malory et la Morte Arthure allitérative, Bedivere et Arthur sont parmi les rares survivants de la Bataille de Camlann. Après la bataille, à la demande du roi mortellement blessé, Bedivere rend Excalibur à la Dame du Lac en la lui lançant. Il entre alors dans un ermitage où il passera le reste de sa vie.
Bedivere reste un personnage populaire dans la littérature anglophone. Quelques auteurs modernes lui attribuent même le rôle donné traditionnellement à Lancelot comme amant de Guenièvre, Lancelot ayant été ajouté trop tard au cycle pour paraître historique.
¹: Lucius Tiberius (ou parfois Lucius Hiberius) est un Empereur fictif inventé par Geoffroy de Monmouth et repris par Malory. Aucun Empereur Romain de ce nom n'a réellement régné.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:25

Keu


Dans la Légende arthurienne Keu est le nom d'un chevalier qui fut d'abord frère de lait du Roi Arthur, avant de devenir sénéchal à sa cour à la suite d'une promesse faite par Arthur à Antor son père adoptif et père véritable de Keu . Ce nom propre est dérivé du gallois Cai or Cei, à travers le Latin Caius or Gaius un prénom romain commun. Selon les sources considérées, ce personnage est ensore désigné comme Kay ou Kai, en jouant sur l'homophonie permise en anglais avec le mot "key" (clef), car cet objet est l'emblème du chevalier Keu (prononcé "Ké").
En tant que Chevalier de la Table Ronde, Keu est totalement dépourvu des qualités chevaleresques traditionnelles et sert donc souvent de faire-valoir à des personnages plus brillants domme Lancelot, Gauvain ou Perceval. Chez Chrétien de Troyes, le sénéchal Keu, n'est toléré à la cour que parce qu'il est frère de lait du roi Arthur, mais il y est réputé pour sa violence et son manque de courtoisie. Ainsi, alors que les femmes sont protégées dans tout le royaume, il ose frapper une jeune pucelle devant Perceval qu'il insultera de nombreuses fois et finira par le désarçonner de son cheval dans une bataille que Keu avait lui-même provoquée de façon toujours très violente et insultante.
Il est le frère préféré du Roi Arthur et plus tard devient sénéchal, en même temps qu'un des premiers Chevaliers de la Table ronde. Dans la littérature postérieure il est connu pour sa mauvaise langue et son comportement de rustre, alors que dans les contes précédents il faisait partie des premiers guerriers d'Arthur. Avec Bedivere, auquel il est fréquemment associé, Keu est un des premiers personnages à figurer dans l'entourage d'Arthur.
Keu est omniprésent dans la littérature arthurienne mais il est rare qu’il y soit autre chose qu’un repoussoir pour mettre en valeur d'autres personnages. Quoiqu'il le manipule pour servir ses intérêts, sa fidélité à Arthur n’est d'habitude pas mise en doute. Dans le Cycle de la Vulgate, la Post-Vulgate et Le Morte d'Arthur de Malory, Antor, le père de Keu adopte l'enfant Arthur en bas âge après que Merlin l’a enlevé à ses vrais parents, Uther et Ygerne. Antor l’élève avec Keu comme des frères, mais la filiation d'Arthur est révélée quand il retire l'Épée de la Pierre lors d’un tournoi à Londres. Arthur, servant d’écuyer à Keu fraîchement fait chevalier, perd l'épée de son frère et se sert de celle qui est dans la Pierre pour la remplacer. Keu montre son opportunisme caractéristique quand il essaye de prétendre que c’est lui qui a tiré l'épée de la pierre, ce qui l’aurait fait le vrai roi des Bretons, mais il se ravise et reconnaît que c'était Arthur. Il devient un des premiers Chevaliers de la Table ronde et sert son frère préféré comme écuyer tout au long de sa vie.
Le père de Keu est appelé Antor dans la littérature ultérieure, mais les contes gallois le nomment Cynyr Barbe-Fourchue. Chrétien de Troyes signale qu'il avait un fils appelé Gronosis, qui s'abandonnait au mal, tandis que les Gallois lui donnent un fils et une fille nommés Garanwyn et Celemon. Le roman parlait rarement de la vie amoureuse de Keu, une exception étant Escanor de Girart d'Amiens, qui raconte en détails son amour pour Andrivete de Northumbrie, qu’il doit défendre contre les machinations politiques de son oncle avant que tous deux puissent se marier.

Le Cai gallois

Dans la littérature galloise, où il est appelé « Cai Hir » (« Keu le Grand »), il est un champion puissant au sang chaud. Dans le roman de Mabinogion Culhwch et Olwen Bedivere et lui sont deux des six chevaliers désignés pour accompagner Culhwch dans sa recherche (un autre est Gwalchmei, ou Gauvain) et il accomplit des exploits héroïques : il tue le géant Wrnach, il sauve Mabon, le fils de Modron, de sa prison au milieu des eaux et il fait une laisse de chien de la barbe de Dillus le Barbu. On attribue à Cai des possibilités surhumaines dans une grande partie de la littérature galloise; le poème Pa Gur signale qu'il avait lutté contre un chat monstrueux et les Triades galloises le nomment comme un des « Trois Chevaliers enchanteurs de la Grande-Bretagne », lui attribuant le pouvoir de devenir aussi grand qu'un arbre. Dans Culhwch Cai est un entêté qui se brouille avec Arthur, parce que celui-ci a écrit une chanson satirique sur sa victoire contre Dillus le Barbu, mais ailleurs il est le compagnon loyal d'Arthur

Keu dans légende ultérieure

Keu et Bedivere apparaissent dans l’Historia Regum Britanniae de Geoffrey de Monmouth où ils aident Arthur à battre le Géant du Mont Saint-Michel. Geoffrey fait Keu comte d'Anjou et sénéchal d'Arthur, poste qu’il occupe dans la littérature la plus tardive.
Dans l’œuvre de Chrétien de Troyes, Keu présente les caractéristiques qu’on lui donne aujourd’hui couramment. Il garde son caractère coléreux et ardent de la littérature galloise, mais il n’est en gros qu’un vantard incompétent. Chrétien le met en scène comme un railleur et un fauteur de troubles ; un repoussoir qui met en valeur des chevaliers héroïques comme Lancelot, Yvain, ou Gauvain. Dans Yvain ou le Chevalier au lion il ironise sur la courtoisie chevaleresque de Sire Calogrenant, et dans Lancelot ou le Chevalier de la charrette il trompe Arthur lorsque celui-ci lui permet d’essayer de sauver Reine Guenièvre de Méléagant, ce qui aboutit pour lui à une défaite humiliante. Dans Perceval ou le Conte du Graal, Sire Keu se fâche devant la naïveté de Perceval et donne une gifle à une jeune fille qui dit qu'il deviendra le meilleur chevalier de tous les temps ; par la suite Perceval la venge en brisant l'épaule de Keu. Wolfram von Eschenbach, qui raconte la même histoire dans son Parzival, dit à son auditoire de ne pas juger Keu trop durement, car ses mots méchants servent en réalité à maintenir l'ordre courtois.
Les spécialistes ont souligné que le caractère méprisant et vantard à l’excès de Keu ne fait jamais de lui un personnage ridicule, un lâche ou un traître, sauf dans le roman du Graal Perlesvaus, où il assassine Lohot le fils d'Arthur et se range parmi les ennemis du roi. Cette oeuvre étrange est une exception, cependant, et l’image qu’on donne de Keu va généralement d’une simple cruauté méchante, comme dans le roman d'Yder ou le Iwein d'Hartmann von Aue à un humour ironique et même sympathique, comme dans Durmart le Gallois et Escanor de Girart d’Amiens.
Il est curieux, étant donné qu’on le trouve partout, que la mort de Keu ne soit pas fréquemment traitée. Dans la littérature galloise, on mentionne qu'il a été tué par Gwyddawg et vengé par Arthur. Dans Geoffrey de Monmouth et la Morte d'Artu allitérative, il est tué dans la guerre contre l'Empereur romain Lucius, tandis que le Cycle de la Vulgate le fait mourir en France, également dans une bataille contre les Romains.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:27

Accolon


Accolon est un personnage de la légende arthurienne. Il est l'amant de la fée Morgane.
Quand le roi Arthur confia Excalibur à Morgane, elle en créa un double et donna à Accolon la véritable épée. Morgane poussa alors Accolon et Arthur à se battre. Pendant le combat, l'épée d'Artur se brisa et réalisa que son épée n'était qu'une copie et qu'il avait été trahie. Arthur continua à se battre avec l'épée brisée.
La Fée Viviane arriva et utilisa sa magie pour faire voler Excalibur. Arthur la saisit et porta un coup fatal à Accolon, qui mourut quatre jour plus tard.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:30

Brocéliande


« L'histoire a sa vérité, la légende à la sienne. » Victor Hugo (Quatre-vingt-treize).
La forêt de Paimpont ou forêt de Brocéliande est la forêt mythique de la légende arthurienne. Elle est la première forêt, celle qui couvre tout l'Argoat, et constitue symboliquement le cœur primaire de la Bretagne.
L'arbre d'Or dans la forêt de Paimpont
Si elle n'existe pas, la forêt de Brocéliande est cependant liée à la forêt de Paimpont en Bretagne. Plusieurs personnages du cycle arthurien (Merlin, Viviane, Arthur lui-même...) s'y croisent.
Différents lieux cités dans la légende arthurienne sont identifiés dans la forêt de Paimpont, tels que le Val sans Retour, Le tombeau de Merlin, l'Hotié de Vivianne ou le château de la dame du Lac (Château de Comper)
Description
La forêt de Paimpont est la plus grande de Bretagne. C'est une forêt de feuillus, chênes et hêtres principalement, avec des peuplements de résineux soit en inclusion après des coupes à blanc soit sur la périphérie comme transition avec la lande, par exemple vers l'ouest dans le secteur de Tréhorenteuc et du Val-sans-Retour ravagé par plusieurs incendies en particulier en 1976, année de grande sécheresse.
Elle occupe principalement le territoire de la commune de Paimpont, mais s'étend sur des communes limitrophes, principalement Guer et Beignon au sud, Saint-Péran au nord-est et Concoret au nord.
La forêt de Paimpont est le plus grand lambeau d'une antique forêt occupant le centre de la Bretagne. Elle était plus souvent appelée forêt de Brécélien, mais son caractère antique et autres qualités soulignés par de nombreux auteurs ont décidé de son appellation de «forêt de Brocéliande», cadre des aventures du Roman de la Table ronde. Cette désignation flatteuse s'est trouvée renforcée par la naissance du Pays de Brocéliande à la fin du XXe siècle, institution destinée à faciliter le développement des communes de l'ouest du département.
La relative altitude du massif forestier contribue à lui donner un climat proche du climat océanique des côtes du Finistère. Ce régime où dominent les vents d'ouest et de sud-ouest porteurs de nuages et de précipitations régulières favorisent la végétation, le surplus d'humidité alimentant les nombreux ruisseaux occupant les fonds de vallons avant d'aboutir dans la rivière de l'Aff puis la Vilaine aux environs de Redon au sud du département.
Du point culminant situé à 256 m. dans la partie occidentale appelée Haute forêt, l'altitude diminue régulièrement en offrant des points de vue vers le département du Morbihan ; points de vue dont on retrouve les équivalents au nord sur la commune de Mauron, porte des Côtes-d'Armor.
C'est non loin de là que dominant l'étang du Chatenay a été construite en 1966 et 1967 la Station biologique de Paimpont relevant de l'université de Rennes I. En bordure de la route conduisant de Paimpont à Campénéac, on remarque le restaurant panoramique. La forêt et ses milieux variés constituent un cadre propice à de nombreux stages auxquels participent les étudiants rennais en biologie ainsi que de nombreux étudiants et chercheurs étrangers, les bâtiments permettant d'accueillir environ soixante-dix personnes. Des chercheurs travaillent toute l'année sur des sujets généralement très éloignés du biotope local tels que le comportement des primates, représentés par des cercopithèques aux cris familiers pour le voisinage mais surprenant le promeneur peu habitué à cette faune exhubérante. Les premiers chercheurs ont longuement étudié l'écologie des landes armoricaines, les sols, l'hydrologie.
La forêt appartient principalement à quelques propriétaires qui l'entretiennent et l'exploitent pour le bois et pour la chasse ; seule dans la partie nord-est, une petite partie (10 %) est domaniale et gérée par l'Office national des eaux et forêts.
Cette situation empêche une libre circulation dans la forêt même aux abords du bourg et de son étang. Les propriétaires ont cependant signé une convention autorisant du 1er avril à la fin du mois de septembre la fréquentation de sentiers de randonnée empruntant certaines lignes ou sentiers de la forêt. Parmi les attributions des gardes-forestiers, figurent la surveillance des comportements répréhensibles au premier rang desquels figure la création de feux, mais aussi la circulation ou divagation de chiens, comme directement nuisibles au gibier. La cueillette des champignons sans être absolument interdite, ne peut guère être plus qu'un agrément supplémentaire de la promenade elle-même localement tolérée.
Par son importance avant la Révolution, la forêt était le ressort d'une juridiction royale appelée maîtrise des eaux et forêts, les juridictions seigneuriales traditionnelles ne s'occupant pas de la gestion forestière. Le bois étant exploité le plus complètement possible pour l'alimentation des hauts fourneaux en charbon de bois au moins au XVIIe et XVIIIe siècle, l'affectation des arbres de premier choix à la marine a été un rôle marginal.
Extrait des archives du tribunal correctionnel de Montfort : «Étant parti des forges de Paimpont lundi matin, il passa par l'atelier des charpentier qui est éloigné des forges au milieu de la forêt, il y but avec Julien Auffray son cousin et chef d'attelier des charpentiers.» (maître d'attelier des charpentiers et scillieurs de long des bois pour la marinne ailleurs). Interrogatoire Auffray, 1826.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:32

Camelot


Camelot, aussi appelée Camaloth ou Camaaloth, est une ville légendaire, de la légende arthurienne.
Camelot était le siège de la cour du roi mythique Arthur, souverain de « Bretagne », soit l'actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale, au sud du mur d'Hadrien. Arthur et la reine Guenièvre y tenaient leur cour où était instituée la Table Ronde.
Personne n'a pu situer ce lieu légendaire, mais il s'agit vraisemblablement d'une cité ensevelie quelque part en Angleterre, dont l'origine pré-celte remonte à la préhistoire.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:33

Avalon


Avalon (en gaulois la 'pommeraie') est, dans la légende arthurienne, une île mythologique. Île sacrée dans la tradition celtique, les prêtresses de Ceridwen y ont élu domicile. On ne peut s'y rendre qu'après avoir reçu une forme d'initiation : il faut savoir appeler la barque qui y mène, mais également savoir s'y rendre à pied, au travers d'un labyrinthe marécageux. Le commun des mortels peut y voir « l'île aux Moines », abritant un monastère et servant de lieu de retraite, mais le déchiffrement du mythe est plus complexe. « Avalon » représente le dernier refuge de la tradition celtique, à ce titre l'île correspond davantage à l'Irlande, mais aussi à tout finis terrae où les légendes se conservent.
Selon la tradition mythologique et littéraire, l'île est entourée de brumes et en son centre se dresse un mont couronné d'un cercle de pierre, un cromlech.

Disparition de l'île d'Avalon

Plus la tradition celtique légendaire disparaît, plus Avalon s'éloigne de la terre. Quand Galaad a retrouvé le Graal la religion chrétienne a supplanté les croyances celtiques et l'île d'Avalon a disparue aux yeux du monde. La fée Morgane est devenue reine d'Avalon et d'autres créatures fantastiques telles que les elfes, les fées.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:35

Excalibur


Fille des anciens dieux, Excalibur est une épée magique qui leur permit d'accéder enfin au repos. Infatigable croisée, elle fut le fer de l'avènement de cette surprenante religion dont les dieux ne sont qu'un.

Histoire

En ces temps, Uther Pendragon était mort. Les Bretagnes divisées sombraient dans le chaos. La légende proclame que Merlin, dans cette discorde aurait fiché une épée dans le roc devant le château. Excalibur ne sera brandie que par le grand roi des Bretons. Tous les barons s'y essayèrent en vain, puis les chevaliers. Seul un page nommé Arthur réussit à la retirer de son socle et devint donc le roi de Bretagne. Cependant, des doutes existent quant à l'origine d'Excalibur : elle aurait été donnée par la Dame du Lac, Viviane, l'épée retirée de la stèle de granit ayant été auparavant brisée dans un combat contre le roi Pellinore.
Digne fils d'Uther, Excalibur au côté, le roi Arthur a réuni et pacifié les deux Bretagnes. À sa mort, l'épée fut jetée dans un lac magique par Bedivere. L'épée avait la réputation d'être incassable (tout comme la Durandal de Roland) et de trancher toute matière.
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Message par drakaon le Jeu 13 Avr - 14:40

le graal


Le mot graal désigne, en ancien français, une coupe ou un plat creux. Plus spécialement, le Graal est, dans la tradition médiévale, une mystérieuse coupe aux pouvoirs magiques, et l'objet d'une quête menée par les Chevaliers de la Table Ronde. La nature de cet objet légendaire, avatar christianisé du chaudron du Dagda de la mythologie celtique, a connu de nombreuses évolutions. Mentionné pour la première fois au XIIe siècle par Chrétien de Troyes, il est repris au début du XIIIe siècle par Robert de Boron, qui l'assimile au Saint Calice des Évangiles (la coupe utilisée par Jésus lors de la Cène), donnant ainsi naissance au «Saint Graal». Ancré dans la culture populaire, le Graal inspirera une pléthore d'œuvres. Dans la seconde moitié du XXe siècle, certains auteurs le verront comme une allégorie, symbolisant l'idée d'une éventuelle filiation issue de Jésus-Christ.

La légende du Graal


Le Graal, que l’on s’accorde à considérer comme un avatar christianisé du chaudron du Dagda – talisman antique de la mythologie celtique – apparaît pour la première fois sous forme littéraire dans Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes (XIIe siècle). C'est une coupe d'or ornée de pierres précieuses, accompagnée d'une lance qui saigne et d'un plat d'argent, mais le sens d'aucun de ces symboles n'est expliqué. Une sorte de suite, la Rédaction courte, d'un auteur anonyme, explique que le Graal donne à chacun les nourritures qu'il désire, et l'associe avec la Sainte Lance qui a percé le flanc de Jésus-Christ sur la croix. Pour Wolfram d'Eschenbach, comme il le présente dans son Parzival, le Graal est une pierre magique.
Enfin, c'est Robert de Boron, au début du XIIIe siècle, qui explique dans L'estoire du Graal que le Graal n'est autre que le Saint Calice, c'est-à-dire la coupe avec laquelle Jésus-Christ a célébré la Cène et dans laquelle a ensuite été recueilli son sang — coupe évoquée, sans lui donner de nom, par de nombreux apocryphes tels les Gesta Pilati ou le Pseudo-Évangile de Nicodème. Emporté en terres lointaines par Joseph d'Arimathée, le «Saint Graal» (le Graal en tant que Saint Calice) devient le centre d'un mystère auquel certains élus participent autour d'une table ronde — d'où l'intégration dans les récits de la Table ronde. Cette christianisation de la légende du Graal est parachevée par la Queste del Saint-Graal, roman anonyme écrit vers 1220, probablement par un moine, qui fait du Graal la Grâce divine.

Le Graal, symbole de quête et d'inaccessibilité


Le Graal est un objet mystérieux, presque magique :
c'est un objet caché : personne ne l'a vu et il n'aura réellement accompli son rôle qu'après avoir été retrouvé ;
c'est un objet sacré aux pouvoirs puissants : seul un être pur pourra le trouver et prendre possession

Vision du saint Graal


Galahad, Bors et Perceval découvrant le graal. Peinture de William Morris (1890).
Pourtant tous les chevaliers le cherchent, et le monde n'aura de paix qu'après sa découverte, mais, paradoxalement, c'est à celui qui ne le cherchait pas qu'il sera donné de le trouver, selon Wolfram.
On peut ainsi donner plusieurs interprétations à la quête des chevaliers :
l'énergie dépensée et les épreuves rencontrées font grandir ou révèlent les qualités des chevaliers de la Table Ronde, éventuellement leur permettent d'en acquérir de nouvelles ; il s'agit donc d'une quête initiatique et de révélation personnelle.
la recherche d'un objet sacré comme but dans la vie, et même au risque de sa vie, montre que la finalité peut être plus importante que sa propre existence (vision chrétienne de la vie terrestre, vécue comme un passage avant un monde meilleur).
le saint Graal déposé par un chevalier au centre de la Table Ronde, lieu de rencontre des puissants du royaume, marque symboliquement l'instauration du christianisme grâce aux pouvoirs temporels (politiques ou militaires) ; il montre aussi la primauté du religieux sur le temporel, puisqu'il justifie les efforts accomplis par les chevaliers.
Dans le texte initial de Chrétien de Troyes, il est seulement dit que le Graal est orné de pierres précieuses, mais il n'est pas décrit comme étant une coupe, sa nature n'est pas définie

Le Graal et la quête du Graal aux XXe et XXIe siècles

En s'inspirant librement de la mythologie celtique, un écrivain et linguiste anglais, J.R.R. Tolkien, publia en 1954 un des best-sellers mondiaux, Le Seigneur des Anneaux. On y retrouve de nombreux éléments des légendes arthuriennes (monde de type médiéval, magie, combat du Bien et du Mal). Mais surtout le livre est structuré autour d'une quête, comme celle des chevaliers d'Arthur ; en l'occurrence, il s'agit, à travers moult épreuves, d'apporter un objet magique à un endroit précis où il pourra être détruit et ainsi donner la paix au monde.
Dans les années 1970 apparaissent de nombreux jeux qui font référence à cette notion de quête surnaturelle. Le plus célèbre, et un des premiers, est le jeu de rôle américain Donjons et Dragons : une assemblée de joueurs part en quête d'un objet, d'une personne. Chacun tient le rôle d'un personnage précis : chevalier, magicien, elfe, etc. Un meneur de jeu dévoile petit à petit les multiples épreuves à affronter avant d'arriver au but. Débarrassé de tout contexte religieux, l'intérêt du jeu se situe dans l'infinie variété des quêtes construites à partir d'une trame de base, avec ses scénarios et ses personnages stéréotypés.
L'évolution la plus récente est la transposition des jeux de quête sur ordinateur, permettant de jouer seul avec l'ordinateur pour « maître du jeu » et de profiter de ses capacités graphiques et sonores de plus en plus performantes pour représenter des mondes imaginaires et gérer des scénarios complexes.
Ces jeux ont été adaptés depuis à de nombreuses situations : toutes les grandes civilisations, réelles ou imaginaires, ont été mises à contribution. Mais ce n'est pas un hasard si les premières versions se situaient dans un monde féodal où la magie joue un grand rôle : inventées par des Anglo-Saxons imprégnés de légendes arthuriennes, les quêtes modernes réactualisent une trame légendaire du VIe siècle, comme Chrétien de Troyes l'avait déjà fait au XIIe siècle. N'est-ce pas un bel exemple de mythe intemporel?
La quête du Graal prend aussi un autre sens moderne beaucoup plus concret pour décrire un objectif difficilement réalisable, mais qui apportera au monde des nouvelles connaissances inestimables ou bien un pouvoir sur la matière inusité. Ainsi, en physique, on qualifie la théorie de grande unification de « Graal des physiciens ». Encore, la compréhension du mécanisme par lequel les gènes contrôlent la physionomie des organes serait le « Graal des généticiens »

Anecdote

En 1940 Himmler, le capitaine Günter Alquen et une vingtaine de soldats SS, ont cherché le Graal au Château de Montségur et à Montserrat

Interprétations allégoriques

Dans les années 1980, Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh donnent une interprétation toute personnelle du Graal dans leur essai L'Énigme sacrée. Selon eux, le Graal serait une métaphore pour désigner une descendance cachée qu'aurait eu Jésus, du fait d'une supposée union avec Marie-Madeleine (Saint-Graal serait en l'occurrence une déformation de Sangréal signifiant « sang royal », dans le sens de « lignée royale ») ou, par métonymie, Marie-Madeleine elle-même en sa qualité de « porteuse » de cette descendance (la fonction du Graal à « recueillir le sang du Christ » étant en cela censée arborer un statut de métaphore). Cette interprétation sera reprise par Dan Brown dans son roman Da Vinci Code.
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