Le Centaure de Waterloo

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Message par Fantôme le Dim 19 Mar - 1:49

Salut à tous,

Voila un passage d’un conte historique – fantastique… peut être un peu obscure …
Il est édité, mais je vous livre ceci…

Si cela vous tente…lisez



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Waterloo, 18 juin 1815… tard en soirée…

… le ciel est bas, la lumière perce à peine sur la terre noire…
Nul ne distingue à claire, et règne la pénombre…
La nuit tombe sur le monde d’hier, le rêve est passé, songe léger sur une terre de feux… la faucheuse a fait bonne moisson. Les hommes et les chevaux sont entrés dan l’immobile.

… tard en soirée…
Entre noir et pénombre, il avance vers … mais où va-t-il, a-t-il même une envie d’aller…
Est il spectre, ou est il encor …

Au matin du 18 juin, il était encor en l’Hydre, il pouvait tout, il voulait tout. Depuis Cent Jours, il avait retrouvé l’envie de rêver… le Soleil s’était de nouveau levé, et, les Feux Follets avaient repris le chemin…

18 juin 1815… tard en soirée…
Le Ciel et la Terre avaient cessé d’être distinct, le crépuscule les avait marié. Lui, il n’avait plus ni rêve, ni vie, il se demandait … il se demandait qui il était, s’il était de là, ou de l’au-delà… la terre et le Ciel se refermait, et Lui… Lui se devait partir…

En la Journée de ce 18 juin, il était l’Idéal, il le vivait du dedans, par et pour tous ses Frères qui comme lui se fondaient en l’Hydre...
Ils le virent, le Rougeaud… ils savaient que le Rougeaud était devenu fou, mais, ni diable ni enfer ne leur auraient fait crainte… et quant le Rougeaud sortit le Fer…le Feu coulât dans les veines, et c’est mille lames qui se levèrent, mille Âmes qui s’unirent et se fondèrent dans l’Hydre…

18 juin 1815… tard en soirée…
La nuit était tombée sur la Terre, et il n’y voyait plus, ni des Yeux, ni du Cœur… d’autres Salamandres, sans doute, étaient en errance… d’autres spectres

En la fin de journée, il fallait encor y croire, et Ils y croyaient… ni feu ni fer n’avait prise sur l’Hydre, et l’Hydre Folle était en mouvement, et la vie coulait en l’Hydre …

18 juin 1815… tard en soirée…
Seul tel un Centaure à l’agonie, mais de corps avec la Bête meurtris sur lequel Il était depuis… depuis toujours… seul tel un Centaure perdu, il errait…

Au matin du 18 juin… Il montrait encor une fois sur ce brave Cheval, Brave par mis les Braves… jamais il n’avait eu meilleurs compagnie, que cette bête, cette bête qu’il aimait comme un camarade… et la Bête lui rendait bien…par maintes aventures le feu les avait un peu roussit ; mais nul n’avait lever la main sur la Bête sans en avoir repentir, et, la fortune lui avait sourit bien des fois, non sans l’aide de la Bête, qui d’un coup de rein, ou galop accéléré, l’avait arracher aux boulets et mitraille...

Au midi du 18 Juin 1815…Quand fut l’heure, il fallut encor tirer le Sabre. La Bête n’avait point rechigner, et tournant ses nasaux, la Bête avait saluer son camarade, il avait sourit, et ils devinrent Centaure, Centaure et Feu Follet à la fois…
Il s’étaient alors fondu en l’Idéale, et le bout du Sabre reliât ce qui est en haut, avec ce qui est en bas… mille Sabre relièrent ce qui est en Haut avec ce qui est en Bas… car ce qui est en Haut et comme ce qui est en Bas…et mille Centaure devinrent Feux Follets, et Tous les Feux Follets furent dans le Tout, et le Tout fut une Hydre… et l’Hydre fut le Grand Galop… et ni Feu, ni Enfer n’eut prise sur l’Hydre, car l’Hydre était l’Idéal …Ils étaient alors dans le TOUT…

18 juin 1815… à la nuit tombée…
La Nuit est total, et nulle lumière, nulle ombre n’est, et, règne le Néant …

Le 18 juin à nuit noire…
Il est Tristesse, et la Bête est de même… le Centaure est à agonie…tout est terminé… tout est dit, pense le Centaure…et de tristesse le Centaure fut souffrance…
La Bête fut souffrance…
La Bête se riait bien des œuvres du fer et du feu… cette souffrance n’avait point de prise sur la Bête, mais le Grand Vide pesait sur la Bête… la Bête savait, par instinct que la blessure était profonde, non point celle de chaire, non point l’œuvre du fer et du feu que le Centaure avait en partage, mais celle qui navrait le lien qui faisait vivre l’Hydre, par et pour l’Idéal.
Alors la Bête, pour la première fois courbât l’échine… Il courbât lui aussi, car même à l’agonie… ils ne faisaient qu’un.

Mais, toujours se lève le Soleil …

19 juin 1815…

A son grand étonnement, au matin, il était encor… et la Bête en fut de même surpris.

Alors, le Centaure arrêtât ça marche, le Centaure ignorait où il fut, mais le Centaure était.

Il descendit de la Bête, et la Bête le regardait, et lui regardait la Bête… alors, il s’assit, et la Bête se mit à son côté.

Il n’avait point vaincu, il lui fallait donc mourir. Alors la Bête sut que le chemin s’arrêtait ; et, la Bête sut qu’il devaient, tout deux ne plus être.

…/…

… l’Hirsute, de son bois, observait le Centaure, et l’Hirsute n’était pas satisfait, car l’Hirsute savait que tout devait continuer…

La Bête sentait le Grand Sommeil, et Il ressentait de même…

… l’Hirsute n’était pas satisfait, et l’Hirsute sorti du bois, car l’Hirsute n’entendait pas qu’il en fut ainsi, alors l’Hirsute sortit de sa clairière…

Il tournât la tête, et la Bête tournât la Tête … et ils virent l’Hirsute.

-Debout ! dit l’Hirsute.

-A quoi bon, dit le Centaure, tout est dit…alors donne moi le pourquoi

-Parce que tu es la Salamandre…

A ces mots, le Centaure se releva, piqué par la curiosité. Que voulait se drôle de personnage…

-comment cela l’Ami, et toi qui es tu ?

-je suis celui qui est

-pourquoi veux tu que je me relève, mes Frères sont mort, l’Idéal n’est plus, et regarde moi…

-tu me le dois, et si la bonne fortune t’a sortie de l’Enfer, n’est ce point à desseins…

Le Centaure ne dit mot, mais le Centaure … le Centaure est de nouveau…La Bête, n’est plus souffrance, la Bête est espérance… et Il le ressent.

-tu me le dois, reprend l’Hirsute, tu me le dois, car tu m’as fais rêver ; et, le Rêve est en moi ; toi et tes Frères, avez parcouru les plaines, et partout, toi et tes !!!!!!!!!frères avez allumer des Feux, et à ces Feux nous y avons trouvé chaleur et lumière.

Le Centaure écoutait, le Centaure reprenait force et vigueur, le Centaure se rappelait.

-tu me le dois, repris l’Hirsute, comme tu te le dois.

La Bête aimait bien l’Hirsute, car l’Hirsute redonnait vie … vie à son Camarade.

-Tu es la Salamandre, car tu es entré dans le Feu, tu as vécu dans le Feu, et tu es sortit vivant du Feu...

Le Centaure sentait de nouveau ce Feu couler … couler dans ses Veines de Feu Follet…

Et l’Hirsute semblait satisfait…

Alors, Il se lève, il monte sur la Bête, et le Bête en est heureuse…

L’Hirsute est satisfait.

Le Centaure regarde l’Hirsute, et l’Hirsute regarde le Centaure.

Tiens, dit l’Hirsute, et n’oublie pas que nous avons fait serment de ne point le laisser choir dans la poussière.

Par quel diablerie à t’il pu … le Centaure regarde stupéfait l’Hirsute lui tendre son Aigle …

Lui aussi, je l’ai sortit du Feu… tes Frères y ont graver ‘la Liberté ou la Mort’ ; et n’oublie pas Salamandre que seul la Connaissance doit régner sur le Monde.

L’Hirsute avait appris à Rêver, et l’Hirsute rêvait…

Alors, le Centaure, de nouveau se fondit en l’Idéal …

-A l’avantage, dit l’Hirsute, à l’avantage mon Bon cousin

-la bonne vie, lui répondit le Centaure, la bonne vie mon Frère…

… et tous continu se dit la Bête…

Et les Ombres furent vies…


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Fantôme
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